20 novembre 2017

L’hydrogène sera une énergie majeure dès 2030

Révélée par le Conseil de l’Hydrogène, à l’occasion de la COP23 à Bonn, une étude de McKinsey entrevoit un énorme potentiel pour l’hydrogène…. à condition que les investissements suivent. 

Baptisée « Hydrogen scaling up », l’étude en question a été présentée à Bonn, au Pavillon du développement durable. Elle a été rendue publique par Isabelle Kocher, la Directrice Générale d’Engie, dont la compagnie fait partie des 18 multinationales qui composent l’Hydrogen Council, au même titre qu’Air Liquide, Total, mais aussi Audi, BMW, Daimler, Toyota et Hyundai pour ne citer que ces acteurs de premier plan.

Que dit cette étude réalisée par McKinsey ? Il s’agit en fait d’une feuille de route, avec des objectifs à 2030 et 2050. D’ici moins de 15 ans, cette forme d’énergie pourrait déjà susciter une large demande dans le domaine de la mobilité, avec un potentiel de 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions. L’hydrogène pourrait aussi se développer largement dans l’industrie, le chauffage et le stockage d’énergies renouvelables (dont le solaire et l’éolien). En tout, sept domaines ont été identifiés. Mais, il faudrait investir dès maintenant à raison de 20 à 50 milliards de dollars par an, le budget idéal à prévoir pour 2030 étant de 280 milliards. Un investissement qualifié de substantiel, mais de réalisable par McKinsey. C’est moitié moins que les dépenses annuelles pour le pétrole et le gaz et un montant équivalent à celui des investissements annuels pour l’industrie automobile ou l’électricité renouvelable.

En 2050, l’étude indique que l’hydrogène a le potentiel de générer des revenus de 2,5 trillions* de dollars, avec une demande qui sera multipliée par 10. La filière emploierait par ailleurs quelque 30 millions de personnes à ce même horizon. Mais, un seul chiffre a marqué les esprits. L’hydrogène a potentiellement la possibilité de réduire de 20 % les émissions de CO2 d’ici 2050, contribuant ainsi largement aux objectifs contenus dans l’Accord de Paris signé lors de la COP21. Cela représente une diminution de 6 gigatonnes, par rapport aux niveaux constatés aujourd’hui (et qui sont repartis à la hausse). La simulation se base sur un scénario calé sur une augmentation de deux degrés des températures.

La technologie est prête, a encore répété le Conseil de l’Hydrogène. Le Japon en fournira la preuve, à l’occasion des JO de Tokyo en 2020. La filière a le soutien de Bertrand Piccard, qui en tant que Président de la Fondation Solar Impulse, a assisté à cette présentation. Il reste à convaincre les pouvoirs publics. L’étude de McKinsey, qui souligne que l’hydrogène peut contribuer à un développement durable, malgré une population mondiale qui va encore croître d’ici 2050 et passer à près de 10 milliards d’êtres humains, va sans doute interpeller. 

*milliards de milliards

 

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